Zonage d’assainissement

 
 
 

Quelle est la différence entre schéma directeur d’assainissement et zonage d’assainissement ?

publié le 21 mars 2016

De nombreuses communes établissent un " schéma directeur d’assainissement ", qui intègre, en plus du zonage, un dimensionnement, une planification et programmation de travaux. Ce document, qui englobe donc le zonage en tant que tel, s’appuie sur le zonage pour définir la politique d’assainissement de la collectivité. Il se distingue donc ainsi du zonage par sa dimension " prospective ".
Le schéma directeur s’est ainsi peu à peu imposé comme le point de départ des politiques locales d’assainissement.

 
 

Le SPANC doit-il contrôler les systèmes d’assainissement non collectif qui se trouvent en zone d’assainissement collectif ?

publié le 21 mars 2016

Oui. La définition du zonage d’assainissement est distincte de l’obligation de contrôle incombant aux communes. Tout immeuble non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, doit être équipé d’une installation d’ANC conformément à l’article L. 1331-1-1 du CSP, qui doit obligatoirement être contrôlée par le SPANC.

 
 

Un propriétaire dont l’immeuble est situé en zone d’assainissement collectif a-t-il l’obligation de se raccorder au réseau public de collecte ?

publié le 21 mars 2016

En application de l’article L. 1331-1 du code de la santé publique, le propriétaire d’un immeuble doit procéder au raccordement au réseau public de collecte des eaux usées dans un délai de deux ans à compter de la mise en service de ce réseau. Le déclencheur de l’obligation de raccordement est donc la mise en service du réseau et non le zonage d’assainissement.
L’arrêté interministériel du 19 juillet 1960 détermine les catégories d’immeubles pour lesquelles un arrêté du maire, approuvé par le préfet, peut accorder des prolongations de délais ou des exonérations de l’obligation (immeubles ayant fait l’objet d’un permis de construire datant de moins de dix ans, lorsque ces immeubles sont pourvus d’une installation réglementaire d’assainissement non collectif autorisée par le permis de construire et en bon état de fonctionnement).

 
 

Le classement d’une parcelle en zone d’assainissement collectif oblige-t-il la commune à la desservir par un réseau public de collecte ?

publié le 21 mars 2016

L’article L. 2224-10 du CGCT précise que les communes délimitent (entre autres) les zones d’assainissement collectif où elles sont tenues d’assurer la collecte des eaux usées domestiques et le stockage, l’épuration et le rejet ou la réutilisation de l’ensemble des eaux collectées. Cependant, le zonage ne constituant pas un document de programmation de travaux, celui-ci n’engage donc pas la collectivité sur un délai de réalisation d’éventuels travaux, ne créé pas de droits acquis pour les tiers, ne fige pas une situation en matière d’assainissement et n’a pas d’effet sur l’exercice par la commune de ses compétences. Ainsi en délimitant les zones, la commune ne s’engage pas à réaliser des équipements publics, ni à étendre les réseaux existants. De plus ce classement ne constitue pas un droit pour les propriétaires des parcelles concernées de disposer d’un équipement collectif à une échéance donnée, ni à obtenir gratuitement la réalisation des équipements d’assainissement nécessaire à leur desserte.